Congrès du Club des Villes Cyclables


Le Club des villes cyclables a été créé en 1989 par une dizaine de villes et en compte aujourd'hui 950.
Ce congrès rassemble 400 élus locaux, chercheurs, responsables de bureau d'études, aménageurs, associations de cyclistes urbains.

Programme

mercredi 17 octobre :
      pré-congrès organisé à l'Hôtel de Communauté par Espace des Temps.

Jeudi 18 Octobre :
      congrès au Palais des Congrès.

Vendredi 19 octobre :
      matin : suite du congrès
      après-midi : Les 20 ans de l'association Rue de l'Avenir.


Mercredi, Pré-Congrès

Table ronde dans la salle du Conseil du Grand Lyon.
Thème : les nouveaux rythmes urbains et leurs conséquences sur l'usage du vélo.
table ronde animée par Thérèse Rabatel, vice-présidente du Grand Lyon chargée de l'Espace des temps
voir http://www.espacedestemps.com
J'avais imprimé et fait fait circuler quelques pages de ce site mais après avoir parcouru la moitié de la salle elles ont été volées par quelqu'un du Grand Lyon qui les a mises dans sa serviette.


Jeudi 18 Octobre

matin : Congrès

Discours de Gérard Collomb axé sur les Berges du Rhône, preuve s'il en était encore besoin qu'il n'a rien compris au vélo comme mode de transport et que pour lui le vélo est un instrument de loisir.

Serge Morin nous présente un montage video sur les voies de Lorient et la part réservée aux cyclistes.
Nous sommes dans un monde sans comparaison avec Lyon.
Dommage que Collomb soit parti juste après son discours : il aurait pu voir ce qu'est un aménagement bien pensé.

Nadine Gelas nous parle de la mode et de son rapport avec le sport.
Après la mode des baskets, attendons nous à voir des vêtements réfléchissants comme ceux des cyclistes.

Denis Beaupin déplore que les aménagements cyclables ne reçoivent aucune aide de l'état, quelque soit son orientation.
Il s'étonne des verbalisations excessives coontre les cyclistes.

Le gouvernement était représenté par M. Hubert Peigné, coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo en l'absence du ministre Dominique Bussereau qui s'est décommandé.

après-midi : ateliers

Je suis aller suivre celui consacré au rôle de la Région, animé par Bernard SOULAGE, 1er Vice-président délégué aux transports, déplacements et infrastructures. et j'ai eu confirmation d'une info qui circulait depuis quelques temps : on ne pourra bientôt plus mettre les vélos dans les TER.
C'est déjà le cas en Alsace, et Rhône-Alpes va suivre.

Le prétexte en est le trop grand nombre de pendulaires. Ce terme désigne les personnes qui voyagent matin et soir entre domicile et travail.
La région préconise d'avoir un vélo à chaque bout et promet de mettre des garages à vélo sécurisés dans les gares.
On peut être inquiet, car aucun calendrier n'est proposé pour cette installation de garages, alors que l'interdiction de monter les vélos est très proche : les modifications des voitures ont commencé.
Et pour les voyageurs occasionnels, rien n'est proposé de concret.
On nous dit qu'ils resteront autorisés en dehors des heures de pointe, mais sur les petites lignes où il n'y a que 2 trains par jour comment fera-t-on ?
exemple personnel : l'Ain, où la ligne Bourg-La Cluse est en travaux. Pour la vallée du Suran, il faut descendre à Bourg et continuer à vélo. Si l'on est invité, doit-on quitter table au milieu du repas pour être à la gare de Bourg avant l'heure de pointe ?

Une participante explique que dans sa région, les heures de pointes interdites aux vélos sont théoriquement 2 le matin et 2 le soir, mais qu'en réalité il suffit que le trajet déborde d'une minute dans ce créneau au départ ou à l'arrivée pour que le vélo soit interdit; le résultat est que les interdictions concernent 8 heures par jour.

Évidemment, pour ces messieurs du Conseil Général, le vélo ne peut pas être un moyen de transport sérieux : ils ont tous des voitures, personnelles ou de fonction.

Les participants demandent de pouvoir continuer à utiliser les TER, et ne sont pas opposés à payer un supplément pour les vélos.
Ce serait une solution : les pendulaires seraient incités à utiliser les parcs à vélo au lieu de payer un supplément chaque jour. Et les occasionnels payeraient ce supplément sans problème.

Rappelons que cette facilité qui nous était offerte depuis une dizaine d'années avait pour but d'inciter les pendulaires à utiliser ce transport bimodale. Maintenant que le but est atteint, cette facilité est supprimée. Celà va en pousser beaucoup à reprendre leur voiture.

soir : repas dans les salons d'honneur de l'Hôtel de Ville

Je n'avais pas pensé à prendre mon appareil. Contentez vous d'imaginer le décors.
Discours de bienvenu de J.L. Touraine 1er adjoint au maire de Lyon, vice-président du Grand Lyon chargé des déplacements urbains.
On peut s'étonner de ne pas l'avoir vu au congrès et qu'il ne se soit déplacé que pour le repas.

Vendredi 19 Octobre

9 heures réunion du Conseil d'Administration

Compte tenu de l'adhésion de communautés le Club des Villes Cyclables de vient le Club des Villes et Territoires Cyclables

Une motion est déposée dont voici le texte

Les élus des villes et territoires cyclables réunis en Assemblée générale le 19 octobre 2007 à Lyon dans le cadre du 17ème congrès du Club des villes cyclables ont adopté à l'unanimité une motion sur la généralisation des double-sens cyclables.
Le développement de l’usage du vélo, notamment celui des vélos en libre service, pose avec une acuité nouvelle les problèmes de cohabitation des différents usagers dans les rues des villes.
Certains sont tentés de répondre par la répression des cyclistes et des piétons qui seraient responsables des situations dangereuses. Sans vouloir minimiser la nécessité pour les piétons et les cyclistes de se déplacer en respectant les autres usagers, il faut d’abord rappeler qu’une analyse sérieuse de la situation montre qu’ils sont plus souvent victimes qu’à l’origine des accidents.
La vraie réponse à apporter à cette situation nouvelle est d’intégrer dans l’aménagement de nos villes ces nouvelles pratiques, c’est à dire faire ce que de nombreux pays en Europe et dans le monde ont déjà fait.
Le partage de la rue, le développement des zones 30, l’évolution du code de la route vers un « code de la rue », restent plus que jamais la seule démarche possible.
Désormais, le développement des modes doux, en complémentarité avec les transports collectifs et l’organisation urbaine, est perçu comme un des aspects les plus importants de la mise en œuvre d’une mobilité durable.
Il est déterminant qu’au moment où des évolutions positives se dessinent, on ne cherche pas à les freiner mais au contraire à s’appuyer sur cette dynamique pour les encourager.
Dans ce contexte, il faut donner des signes forts d’encouragement et de développement des ces pratiques nouvelles à l’échelle des villes comme à celle de l’Etat.
Depuis maintenant plusieurs années un débat a été lancé sur le « code de la rue », un vrai travail d’analyse et d’élaboration de propositions à été fait en concertation avec les associations et les services de l’Etat. Le moment est venu de traduire ce travail par l’adoption de plusieurs des propositions qui font consensus.
Parmi ces propositions, dans un premier temps, la mise en place systématique de double-sens cyclistes dans les rues à sens unique situées en zone trente et les rues réglementées à trente à l’heure marquerait une forte volonté d’intégrer de nouvelles pratiques cyclistes dans la ville et d’améliorer leur sécurité
Adoptée à Lyon, le 19 octobre 2007

10 heures : Table ronde

Lyon et Paris : il a été constaté que les Vélo'V et Vélib sont beaucoup plus utilisés la nuit que prévu.
De plus en plus de personnes ont des horaires décalés et finissent à des heures où les bus sont très espacés. Les vélos en libre service leur apportent une solution appréciée.
Cette présence de nombreux vélos la nuit est aussi rassurante pour les piétons qui se sentent moins seuls.

A Poitiers, 150 Km de voies sont prévues (60 réalisés actuellement). Mais peu de circulation la nuit. Il y a un service de location.

A Strasbourg, il y a 260 000 locations/an par des loueurs indépendants.
On y voit de plus en plus de vélos la nuit. 1500 places en véloparcs gratuits sont prévus pour 2009. 11000 arceaux.

Denis Beaupin conclut en nous annonçant le résultat de la réunion du matin.
Il nous annonce le code de la rue tant attendu pour 2008.
Il constate la croissance des zones 30.

après-midi : 20 ans de Rue de l'Avenir

Cette association fêtait son anniversaire en complément du Congrès.
La "Rue de l'Avenir" est une association généraliste en matière de déplacements urbains, qui porte un projet que nous vous invitons à découvrir, il vise l'amélioration de la qualité de vie en ville tout comme dans nos villages.
Son conseil d'administration comprend des représentants de toutes les entités concernés par les déplacements : piétons, cyclistes, parents d'élèves, administrations ...

Nous avons assisté à une conférence de Hans de Jong, consultant néerlandais en urbanisme.
Cette conférence était en Anglais et traduite.
Dommage que la traductrice ait la manie extrêmement énervante d'ajouter "donc heu..." au début de chaque phrase.
GRONINGUE (Groningen), ville de 180 000 habitants, est entourée d'un boulevard circulaire. Des rues partent de ce boulevard vers le centre mais ne se rencontrent pas : il est impossible de traverser Groningue en voiture. Tous les quartiers sont accessibles en voiture depuis le boulevard, mais on ressort par où l'on est entré.
Par contre les vélos, rollers... peuvent traverser.

Dans une autre ville (merci à qui me rappellera son nom), il y a des rues à vélos. On a vu un panneau routier indiquant que les autos doivent rester derrière les vélos sans chercher à les dépasser.
Toutes les 10 maisons (environ), il y a un parking pour les voitures des habitants. Ils ne peuvent donc pas se garer juste devant chez eux, la place devant les maisons servant de terrain de jeux aux enfants.

Anecdote très significative de l'état d'esprit des élus lyonnais

le Jeudi

En raison de la promenande à Velo'V prévue le soir, un parc de Vélo'V était prêt devant le Palais des Congrès.
Pour les vélos personnels, des arceaux avaient été installés en nombre suffisant.

le Vendredi

Quand nous somme arrivés, les arceaux à vélos avaient été entassés près de la route pour être emportés.
Avec l'aide de 2 autres cyclistes, je suis allé les chercher et les remettre en place.
Ils n'ont pas tardé à être remplis.

Conclusion : le Grand Lyon est prêt à nous faciliter le stationnement le jour où les journalistes sont présents mais dès qu'il n'y a plus la presse, on nous retire ces facilités.






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